PROPAGANDE

ZEN - Ma pratique de l’hypnose du point de vue du patient

Posté par 53375 le 13/08/2022 pour le secteur PHILO
🌍 Article public ⸱ Validé par n°53375

Bonjour les PHILOphiles !

Bien avant d’envisager de me former à l’hypnose pour compléter mon bagage de psychothérapeute, j’ai été patiente. Ca fait 6 ans maintenant que j’utilise l’hypnose avec ma psy et toute seule dans ce que l’on appelle l’auto-hypnose

Je fais le choix de ne pas vous farcir le crâne avec les différentes utilisations de l’hypnose et leurs protocoles. Je vais simplement parler de l’hypnose ericksonienne et parfois de l’hypnose de spectacle.



Après un burn-out professionnel, j’ai vraiment senti que j’avais besoin de faire une thérapie. Je savais que je portais des événements très lourds mais certainement pas quoi en faire. Sur les conseils de mon médecin, j’ai vu une hypnothérapeute. Pas psychologue, pas psychothérapeute, hypnothérapeute. J’avais énormément d’appréhension car je ne connaissais que l’hypnose que l’on voit à la télévision, soit l’hypnose de spectacle (qui n’a strictement rien à voir avec l’hypnose thérapeutique), soit l’hypnose mal comprise donc mal expliquée dans les films.

La thérapeute a été d’une grande empathie puisque les deux premières séances, nous n’avons fait que parler. Je lui avais expliqué mes craintes, elle m’a expliqué sa méthode et la différence avec ce que je connaissais. Lors de la troisième séance elle a utilisé l’hypnose pour la régulation de mes émotions. C’était très doux, presque une visualisation en sophrologie et elle m’avait demandé de lui dire si je me sentais mal, d’ouvrir les yeux...

J’ai commencé à me détendre et j’ai constaté qu’effectivement, elle me guidait mais j’étais consciente de tout ce qui se passait. Dès la séance suivante, nous avons pu commencer à travailler progressivement.

Je n’ai pas continué à travailler avec cette dame car elle a très vite compris que mes problématiques psychiques dépassaient ses compétences. J’ai donc cherché une psychologue qui pratiquait l’hypnose. Alors, je dois reconnaître que certaines séances ont été si douloureuses que j’ai appelé ça des tempêtes intérieures mais ma psychologue était disponible par téléphone, par mail ou pour avancer la prochaine séance.

Petit à petit, nous avons créé mon lieu de sécurité pour que je m’y réfugie chez moi quand une émotion ou une situation désagréables me rendaient plus vulnérable. Il faut y aller un peu tous les jours pour que le cerveau s’habitue à s’y sentir en sécurité. Quelques mois plus tard, j’ai appris l’auto-hypnose mais je m’interdis de vous expliquer comment. Il faut être accompagné par un professionnel.
Ca me permet de dialoguer avec mon inconscient, de me calmer, de me faire des suggestions et ça fonctionne vraiment.

J’ai récemment lu une étude qui indiquait que 20 % de la population est très facilement hypnotisable, 70 % facilement et 10 % qui n’arrive pas à entrer en état d’hypnose. Les 10 % sont difficilement explicables : la génétique, les résistances internes...
Je fais partie des 20 %, il me faut une petite minute pour entrer en état d’hypnose maintenant, visiblement car je lis, je regarde des films, des séries, j’écoute de la musique, je conduis... (tout ces états sont des états d’auto-hypnose) mais j’ai mis au moins une année à laisser tomber certaines barrières. Mon cerveau avait barricadé de toute ses forces :)

Je sais que beaucoup de personnes se posent des questions sur cette pratique alors si je peux y répondre ce sera avec plaisir.
Et si d’autres pratiquent ou ont pratiqué l’hypnose, n’hésitez pas à partager

20 commentaires
()
Super témoignage ! Apparemment c’est une méthode thérapeutique qui marche vraiment bien. Curieux de voir dans quelle tranche de la population je me situe.

()
En effet, témoignage assez fort. Je suis fort dubitatif sur l’hypnose même si je sais qu’on l’utilise pour des opérations chirurgicales. Je ne sais pas si je serai réceptif.
()
J’avais testé la pratique Ericksonienne avec un ami de lycée, en pratiquant et pratiqué.
Il a d’ailleurs fait une belle carrière dans le domaine et est plutôt connu.

C’était plutôt intéressant comme expérience.
Et concernant l’effet sur les gens, j’ai pu voir des choses assez impressionnantes donc je ne doute pas du pouvoir de la suggestion.
()
Sincèrement, j’ai déjà été voir une psychologue et nous n’avons fait que discuter...

Cela m’a tellement bouleversé que je n’en dormais plus. A chaque étape franchie, je devais obtenir des réponses, je revisionnais le fil de ma vie, j’ai dévoré tout un tas de livres sur nos sujets abordés...

J’ai stoppé d’aller la voir lorsque j’ai enfin eu une réponse plus concrète à mon mal-être mais je n’ai plus jamais osé faire la démarche de reprendre où je m’étais arrêtée.

Je sais que l’hypnose peut être très utile chez certains et moins chez d’autres. Je garde l’idée dans un coin de ma tête ;)
()
"Les 10 % sont difficilement explicables : la génétique, les résistances internes... "

…j’ai toujours donné moi beaucoup d’intérêt et d’importance aux rapports minoritaires….
()
Qu’est-ce que c’est ?
()
Merci à tous, c’est un partage que je fais avec plaisir :)

@Enkil : logiquement un bon hypnothérapeute ne fait aucune suggestion, ça peut emmener le patient dans de mauvais chemins.

@Xine : La parole reste l’outil incontournable et donc forcément l’écoute.
Ce qui m’interroge c’est ce besoin de tout "dévorer" ;)

@Spereuch : Je ne comprends pas où tu veux en venir.

@Computer : Bonjour !
()
Sceptique ou non, c’est typiquement le genre de pratique qu’on peut difficilement commenter ou discuter sans l’avoir expérimenté.

C’est un domaine qui m’est complètement inconnu, qui n’a jamais éveillé une grande curiosité et qui ne m’a été jusqu’ici d’aucune utilité jusqu’ici mais ce n’est pas impossible que je teste un jour... mais pour les mauvaises raisons : par curiosité de savoir si je fais parti des gens qui y sont sensibles ou non plus que pour son caractère thérapeutique. Huhu.

Et en même temps, n’est-ce pas le type de chose dont on dit qu’il faut y croire pour y être sensible ou du moins hypnotisable ?
()
@Muse, je ne suis pas sûre d’avoir compris sous quelle forme se présentait ton "lieu de sécurité". C’est un refuge matérialisé (espace/pièce) où intérieur/interne ?

Merci pour ton témoignage.
()
L’autohypnose c’est uniquement pour t’apaiser quand tu es soumis à des émotions fortes ou c’est aussi utiliser comme de la méditation ou pour travailler sur toi et tes émotions?
()
J’ai été amenée à collaborer avec différents hypnothérapeutes.
la 1ere fois, c’était lors de mon accouchement, car la péridurale n’avait pas fonctionnée correctement et cela m’a vraiment aidée à supporter la douleur pendant mes 15h de travail...
Toujours dans un cadre médical où je ne pouvais pas être anesthésiée (pour des problèmes respiratoires sévères) j’ai pu aller au bout d’un acte très invasif avec des douleurs supportables.
J’ai fini par consulter un hypnothérapeute pour des problèmes psy et des douleurs fibromyalgiques parfois insoutenables.
on a réussi ensemble à pas mal avancer sur certaines problématiques et surtout sur la technique de l’auto-hypnose afin que je puisse réduire mes douleurs en cas de crise, seule à la maison.

Comme @Muse, j’ai crée avec lui mon lieu de sécurité interne, ma bulle pour me réfugier quand j’en ai besoin et j’ai également crée des "interrupteurs variateurs" visualisables par la pensée Mais cela en vaut la peinesur les parties douloureuses de mon corps , afin d’en baisser leurs intensités.
Et cela fonctionne. Ce n’est pas miraculeux, c’est un d’entraînement régulier pour garder la faculté de se mettre en auto-hypnose dès que besoin.
Par contre, j’avoue qu’en cas de douleurs extrêmes, je ne suis pas encore au top, je décroche rapidement... J’ai encore du chemin à faire.
()
Désolée, le "Mais cela en vaut la peine" vient en fin de texte ^^

()
Je n’y connais rien mais j’ai du mal à distinguer la différence entre l’hypnose et la méditation tel que c’est décrit dans la propa de base.
Moi ça me parle assez peu, ou j’ai peut être développé d’autres pratiques pour arriver au même résultat.
Ou mon vécu a été trop privilégié pour que je conçoive bien ce que ça implique/raconte (je vais préciser que ce n’est aucunement sarcastique hein)

Donc pour ma personne c’est meh, mais tant que ça vous coûte pas de ressources qui vous manqueront ailleurs (temps ou thunes), si ça vous met bien, c’est bien.




()
@Askelle : Oui c’est un lieu que tu laisses ton esprit créer : sons, odeurs, textures, décors... il ne doit pas être réel.

@Berthalou : Merci pour ton partage :) J’utilise l’auto-hypno pour parler à mon inconscient : la petite moi, calmer une douleur, prendre une décision, "ranger" certains sujets douloureux pour plus tard, me connecter à mon corps pour repérer les sensations et les émotions...

@Sethi : En état d’hypnose c’est ton inconscient qui est aux commandes. D’où le risque de barrières mentales. Je ne l’ai pas mentionné car c’est complexe mais il y’a différents protocoles en hypnose. Si on travaille sur un trauma, on va le retraiter (dans ce cas précis je préfère l’EMDR), je n’ai jamais entendu que la méditation puisse aller jusque là.
()
J’ai essayé une fois et je me suis retrouvé tendu et avec une migraine atroce.

Depuis, j’ai préféré éviter cette pratique même si je sais qu’elle peut être bénéfique pour d’autres personnes.
()
n/c
()
Oups.

Merci pour ces éclaircissements @Muse. Même s’il demeure des parts d’ombre.

J’ai comme @Sethipu un problème de distinction. En effet, j’ai toujours pensé qu’on ne pouvait agir consciemmemt sur l’inconscient. Il me paraissait évident que le propre de l’inconscient était d’être inaccessible à la conscience. C’est un paradoxe qui m’échappe complètement.

Du coup, je me demande si l’emploi et le sens du mot "inconscient" ne sont pas quelques peu galvaudés ? Ne s’agit-il pas plutôt de "subconscient" ? Même si je devine que la différence est fine.

Mes questions sont sûrement représentatives de ma méconnaissance sur le sujet hein. :)
()
Il y a plusieurs années un hypnotiseur ma longuement examiner avant de dire "non, vous êtes ouvert à l’hypnose mais votre esprit est fermer, ça ne fonctionnera pas sur vous".

Je n’ai jamais compris ses paroles, peut-être qu’avoir un léger TDI crée un blocage car une autre entité pourrait prendre la place et ainsi empêcher l’hypnose de se faire...
Mais j’aurais bien aimer tenter l’expérience.
()
@Askelle : En fait là tu fais un mélange avec la psychanalyse que je ne pratique pas du tout et ma psycho non plus.

Certaines techniques dont l’hypnose et l’EMDR donnent accès à l’inconscient. En effet, ce n’est pas freudien.
()
@Muse: C’était surtout le besoin de comprendre et d’analyser.
(Vous n'avez pas (encore) les droit necessaire pour répondre à cette article)
© 2003-2022 [paranoïaque] - Réseau social discret -