PROPAGANDE

Papy n’est pas rentré !

Posté par 107042 le 20/10/2022 pour le secteur DMZ
🌍 Article public ⸱ Validé par n°87526 ⸱ 219 lecteurs

Ce matin, vous allez porter des galettes à votre mère-grand, après avoir tiré sur la chevillette et vérifié que ce n’est pas le loup, vous vous asseyez avec elle autour d’un café et c’est là que tout bascule.

Elle vous dit que son époux n’est pas rentré cette nuit et qu’elle est vraiment très inquiète. Or votre grand-père est décédé depuis au moins 10 ans. Alors c’est simple vous lui dites :
"Mais non grand-mère voyons ! Tu sais que papy est mort depuis 10 ans"

Et cette petite phrase, dans sa tête, se transforme en bombe nucléaire ! Vous, une personne qu’elle reconnaît à peine, vous venez de lui dire qu’elle attend pour rien et de lui faire remarquer qu’elle devient complètement folle et sénile.
Alors soit elle se replie sur elle-même et encaisse le choc dans une profonde tristesse soit elle se met dans une colère noire, vous dit que vous racontez n’importe quoi et vous fout dehors avec plus ou moins de violence et vous ne comprenez pas ce qui vient de se passer.

On rembobine et on revient à cet instant où elle dit qu’elle attend papy et là vous pouvez répondre :
"Quand est-ce que tu as vu papy pour la dernière fois ?"
Parfois, cela lui rappelle que ça fait très longtemps et qu’il est peut-être mort.

Si elle répond précisément "hier matin", elle ne vous croira pas si vous lui dites qu’il est mort alors le mieux est de la rassurer et noyer le poisson jusqu’à ce qu’elle revienne dans l’ici et maintenant. La contredire et lui soutenir qu’elle a tort, qu’il est mort, qu’elle a encore oublié ou que sais-je pourrait être néfaste pour elle, pour votre relation et même pour sa santé. Si vous êtes convaincu de quelque chose et qu’on vous soutient le contraire ça ne vous plairait sans doute pas non plus.

Comment éviter que cela arrive ? En mettant une photo de son époux avec un ruban noir dans le coin, bien en évidence par exemple sur le buffet, la cheminée,... En vous assurant qu’au moment où vous le faites, elle soit bien consciente qu’il est mort. Quand elle le verra cela permettra de bien imprimer cette information.
En parlant de grand-père et de vos souvenirs, si vous l’avez à peine connu, vous pouvez lui demander de raconter des choses sur lui et si vous voyez qu’elle en est bien consciente, parler de sa perte, même si ça la rend quand-même un peu triste, cela restera moins violent que lui balancer de but en blanc.

Contrairement aux idées reçues, la violence n’est pas un symptôme de la maladie d’Alzheimer mais peut être une conséquence des contradictions que la personne perçoit et ressent.

Il est souvent mieux de désamorcer une situation en changeant de sujet, en la rassurant, quitte à faire un petit mensonge que de confronter la personne à la réalité au risque de lui briser le cœur. Contrairement à l’idée répandue, une personne qui a la maladie d’Alzheimer n’oublie pas tout. Elle peut oublier des choses plus ou moins importantes mais garder en mémoire le moment où vous l’engueuliez parce qu’elle a encore oublié que papy est mort et enterré.

28 commentaires
()
Waw... c’est bien difficile ! Je n’ai jamais été confrontée à ce genre de cas, mais ça doit être incroyablement compliqué à gérer, que ce soit avec un proche de façon épisodique ou au quotidien. J’ai envie de dire que ça ne me viendrait pas à l’esprit d’engueuler quelqu’un qui a Alzheimer mais pour les proches parfois ça doit prendre une ampleur tellement stressante et lancinante qu’on doit perdre toute patience et tout sens de ce qui est vraiment le mieux pour la personne en face.
Je suppose qu’il y a tout plein de petites choses à mettre en place pour créer un espace où le.a malade trouve le plus de repères possibles au milieu du chaos de sa mémoire.
Article très intéressant et très sensé !
()
J’ai vécu un peu la même situation mais pas avec son mari mais avec moi. Alzheimer ayant déjà atteint un grand niveau. Je suis arrivé un jour lui rendre visite dans sa maison de repos, on s’embrasse et elle me reconnait très bien. Quelques instants plus tard, elle me raconte qu’elle n’a plus vu son petit fils(moi) depuis des mois et qu’elle s’inquiète pour lui. J’ai du réfléchir rapidement quant à la réponse à lui apporter. Du coup je lui ai répondu qu’il était probablement fort occupé avec son travail, ses enfants, mais qu’il pensait très fort à elle. Elle a été rassuré puis elle est passée à autre chose.
()
J’ai beaucoup apprécié le documentaire « Mon vieux », de Élie Semoun qui filme les derniers jours passés avec son père atteint de la maladie d’Alzheimer.
()
Merci pour cette petite leçon psycho-sociale Lorelei. Je n’ai pas grand chose à ajouter pour l’instant, l’article se suffit à lui même.
()
J’ai eu le cas un jour chez une cliente, je faisait son installation TV (en maison de repos pour belgacom encore à cette époque) et quand l’infirmière est rentrée dans la chambre la première phrase de la dame avait été "vous n’avez pas vu mon mari?" (son mari étant décédé, je ne sais pas depuis combien de temps d’ailleurs, je ne l’ai jamais su) et l’infirmière avait juste répondue en l’aidant à sortir du lit :
"Comme a son habitude depuis qu’il est à la retraite, il doit être parti couper du bois madame [j’ai oublier le nom de la dame]".

Quand elle avait demander à l’homme de maintenance qui m’avait accompagner il avait juste répondu "je ne sais pas, il faudra demander à une infirmière, nous on vient vous mettre la télévision comme demander par votre petite fille (ou petit fils je me rappel plus trop)."

J’avoue que n’aiant pas connu ça dans ma propre famille, je n’ai jamais trop su comment réagir.
Ma grand-mère maternel qui était atteinte de démence avait encore toute sa tête là-dessus.
()
J’aime pas Alzheimer mais je me rappelle plus pourquoi
()
une maladie qui n’est pas facile à vivre pour l’entourage, surtout quand certains sont persuadés qu’il faut sans cesse corriger ce que la personne atteinte dit.
()
Ma grand-mere a la demence senile qui se transforme et ressemble bcp a Alzheimer.
Elle est tres jeune et deja dans une maison de repos, c’est tres triste.
La periode Covid fut un vraie fleau car nous avons du la mettre en maison de repos car elle n’avait aucune conscience du covid et continuait de sortir meme en plein confinement strict.
Mais le plus dur a ete qu’elle croyait que nous l’avions abandonnée car nous ne venions pas la voir. Les visites etaient interdites, et bien sur la famille habite majoritairement a l’etranger, donc prendre l’avion pour venir au Pays de Galles la voir n’etait pas possible.

Maintenant nous allons la voir regulierement mais elle a completement deconnecté et ne dit que quelques mots.
Elle est parfois a l’etat d’une enfant de 8 ans qui ne veut manger que des desserts au chocolat en culotte dans son lit...
Elle se rappelle encore de mon pere, de moi et de ses soeurs, mais n’a aucune idee qu’elle est en maison de repos. Elle pense qu’elle est a l’hopital et va rentrer a la maison "

Ces maladies degenaratrices du cerveau sont les pires... Surtout quand le corps est en pleine santé mais le cerveau part en miettes...
()
Les maladies dégénératives tout court, c’est pas cool. Chez moi c’est un peu le contraire, Citoyenne n°16866. Et franchement, ça dépend des moments, mais je ne le vis pas toujours super bien. Je suis parfaitement conscient que ma mobilité diminue de mois en mois et que je finirai aussi entre 4 murs à plus savoir quoi foutre pour m’occuper.

Mais bon, fuck, profitons tant qu’on peut.
()
Oh fuck Dude - coeur sur toi
Tu as raison, profites de la vie tant que tu peux
()
J’ai connu ça avec ma grand-mère... Quand j’étais enfant, ça lui arrivait souvent de ne pas trouver ses mots en parlant du coup on la charriait quand elle nous sortait 3 "le chose" sur la même phrase.

Quand j’étais ado, elle notait tout sur des bouts de papiers parce qu’elle avait peur d’oublier... son agenda, sa liste de course, ses tâches du jour, l’adresse de son amie à Waremme (à 15m du magasin où elle faisait ses courses), le nom de ses voisins (vivant là depuis 30 ans),...

Un jour, elle était passée chez mon père pour je ne sais quoi. Devant récupérer quelque chose chez elle, je prends la voiture de mon père et suis ma grand-mère quand elle rentrait pour récupérer ce que je devais reprendre chez elle et remonter ensuite chez lui. En la suivant, je me rends compte qu’elle n’a pas allumé ses phares, qu’elle ne ralentit pas en coupant les carrefours du village... Je lui fais la remarque gentiment une fois arrivé chez elle, elle me répond qu’elle ne savait plus où était le bouton des phares...

Suite à ça, je dis à mon père qu’on ne peut plus la laisser conduire, qu’elle va se tuer ou tuer quelqu’un. Quelques jours plus tard, ma grand-mère doit passer à la clinique... Tout n’était pas encore mis en place donc elle ne dit rien et s’y rend avec sa voiture. Lors de l’examen, le médecin diagnostique l’Alzheimer. Il lui dit qu’elle ne peut plus conduire. Elle se sauve et monte dans sa voiture avant qu’une personne de l’accueil, alertée par le médecin, sorte en courant ouvrir sa portière, la ramène à l’hôpital et lui confisque ses clefs.

Le médecin ayant été clair, on vend sa voiture et mon père et son frère se relayent pour faire les navettes et la véhiculer pour faire ses courses etc...

Un jour, on arrive chez elle, ça sentait le brûlé... elle avait mis chauffer de l’eau pour se faire des oeufs, puis elle était retourné devant sa télé et avait oublié la casserole sur le feu... l’eau s’était évaporée et la casserole au rouge grillait sur la gazinière... Du coup, je lui fais croire que sa gazinière est foutue et on fait appel à un service de traiteur livrant à domicile. Elle râlait un peu (quand elle avait toute sa tête, elle cuisinait vraiment bien) mais elle disait également "à mon âge, on ne répare plus hein, ça sera pour les suivants" donc elle avait accepté le service traiteur (ouf.)

Forcément, on passait tous à tour de rôle ou ensemble très régulièrement chez elle mais chaque fois c’était la même remarque : "je ne vous vois jamais. Vous ne passez jamais me voir." On avait beau lui dire que ça faisait déjà 4 fois sur la semaine, elle répondait "ce n’est pas vrai, tu ne viens jamais."

Voilà mon oncle qui décède. Moi qui étais toujours étudiant et mon père qui se retrouve seul pour s’en occuper. Vu qu’elle ne voulait pas quitter chez elle mais que la situation devenait de plus en plus délicate, il l’inscrit à Télévigilance pour qu’en cas de souci, elle n’aie qu’à appuyer à un bouton à son cou pour appeler à l’aide. Finalement, elle tombait 2 à 3 fois semaine sans jamais se blesser, de sorte qu’il fallait passer tous les jours chez elle... On la retrouvait assise par terre à côté de son lit, le coude sur le matelas, une bouteille d’eau dans l’autre main...

Un jour, impossible d’y aller... obligé d’appeler les pompiers. Ils l’emmène à la clinique où elle reste en observation. Définitivement, elle n’allait plus pouvoir rentrer chez elle. On trouve une maison de repos mais la première qui accepte est la seule de la région où il y a de la place. Après 2 semaine, on reçoit un appel de l’hopital pour nous dire qu’elle a été admise en urgence avec une glycémie de 5g, qu’elle a failli y passer... On apprend que ce n’est pas la première fois que des patients avec une glycémie à un taux létal arrivent en urgence de cette maison de repos. On trouve heureusement une autre maison de repos où
()
Merci pour ton temoignage Polou :(
Ton message a ete tronqué mais on sent que vous avez vraiment tout donné pour ta mamie
Gros coeur sur toi
()
elle passe 6 mois dans des conditions correctes. Elle ne nous remettait pas à tous les coups mais au bout de quelques minutes, le lien se refaisait. Elle commençait par contre à vivre de moins en moins bien les instants de lucidité où elle se rendait compte qu’elle délirait le reste du temps.

Après 6 mois, elle rencontre un jour un souci de santé et doit être hospitalisée. On va la voir à la clinique. Elle se croyait en 1960, dans un dispensaire au Congo. Elle prenait mon père pour un médecin, moi pour le petit frère de mon père qui était décédé 10 ans plus tôt mais qui avait vécu toute sa vie chez elle jusqu’à sa rupture d’anévrisme à 42 ans. Elle se souvenait que son mari était décédé il y a des années mais ne faisait plus de lien entre les dates et les âges. Il y avait un petit vieux de la chambre d’à côté qui avait aussi fait l’Afrique et du coup, il venait discuter avec elle et lui refilait les cookies qu’il avait sur son plateau de midi. On voyait bien qu’elle ne quitterait plus ce délire. On la savait condamnée... des escarres au dos plus gros qu’un poing de bûcheron, des doses de morphine colossales pour masquer la douleur. Elle était là dans un rêve éveillé à sourire au petit vieux de la chambre d’à côté... On a joué le rôle qu’elle nous avait attribué durant ses deux derniers mois.

Tant qu’il était possible d’espérer une stabilisation et de lui maintenir un minimum d’autonomie pour vivre, on a tenté de luter contre ses pertes de mémoires en discutant pour mettre en lumière à ses yeux les discordances de son raisonnement et la ramener du délire à la réalité pour quelques minutes, le temps qu’elle puisse se faire ses petits mémos et retrouver la vie réelle... Mais quand les choses sont devenues irréversibles et que c’était la fin, alors mieux valait la laisser dans une illusion agréable plutôt que dans une réalité où il ne restait que douleur et attente de la mort.

Enfin, ce témoignage est un peu long mais j’en ai appris plusieurs choses. La première c’est que l’Alzheimer est vraiment une maladie surnoise où les premiers signes sont si discrets qu’on ne les remarque pas, puis on s’y habitue et on ne découvre la réalité que bien trop tard. La seconde, c’est que vouloir entretenir une image de normalité quand la situation est tout sauf normale demande une énergie colossale et pendant des années et qu’on n’imagine pas ce que c’est tant qu’on ne le vit pas. La troisième, c’est que tant la personne atteinte d’Alzheimer que les personnes autour font simplement ce qu’elles peuvent et qu’il n’y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise façon d’agir... il y a un lien qui s’effile et la capacité de chacun à y réagir à sa façon.
()
Je suis contente que mon article aie pu permettre à certains de s’exprimer, de témoigner,... Et cela me touche...
J’avoue que je me dit : "Il y aurait eu ci ou ça a faire" par exemple dans le cas de la voiture le mieux et de retirer le démarreur et à la place mettre un message "si notre maman vous demande de réparer la voiture appelez nous au..." Au lieu du choc "Ha oui je ne suis plus capable de conduire" ou "qu’est-ce que j’ai fait de ma voiture?" c’est "merde elle est encore en panne cette caisse pourrie"
Si on me le permet, il y aura d’autres articles, et oui j’ai des solutions pour beaucoup de choses et si je les partage c’est qu’au fond, je suis comme la plupart d’entre vous, j’aurais voulu savoir tout ce que je sais après 7 années sur le terrain, quand c’était pour ma propre grand mère... Je me dis souvent "si j’avais su"...
(Et c’est pour ça que je fais ce métier mal payé à temps partiel... Et que j’essaie de partager ce que je sais...)
()
Merci Lorelei pour ton article mais aussi pour le metier que tu fais par vocation.
Que ces postes soient toujours mal payés sont une aberration, mais c’est un autre sujet.
Bravo, tout simplement
()

https://youtu.be/20dy7oYUdg8

Je vous propose d’aller jeter un oeil par ici.

Si vous me reconnaissez, vous pouvez venir me parler en MP mais merci d’éviter d’associer cette chaîne à qui je suis afin qu’elle reste anonyme.
()
Je trouve cette article tres sympathique. Un beau partage, merci!

Après restons sur le detour plutot que le petit mensonge quand même.


On va dire mensonge par omissions alors :) Apres sur le coup, sans y avoir reglechis on peut vite tomber sur des travers, gros mensonge ou trop d’infos ou..


Enfin bien écrit et dis.


()
@citoyen 2


C’etait tant nécessaire le masque? :(


Pourtant rien n’est mal fait... rien n’est personnelle..


C’est à cause d’éventuelles collègue malopportun qui vous reconnaîtrait ?


Qui jugerai?? (Faut il encore qu’il aille des arguments ces cons!!!!!!!!!)


Enfin c’est vrais que ca n’empeche le message de passe mais...!
()
Ayant aussi des cas d’Alzheimer dans mon entourage notamment ma grand-mère certes il y a des moments horribles quand ils sont encore lucides: j’étais avec mon papa chez ma grand-mère et elle paniquait car elle devait absolument aller voir son petit garçon de 9 ans mourant à l’hôpital (mon papa qui heureusement a survécu sinon ben je ne serai pas là) et qui en même temps me prenait pour ma maman (à sa décharge je lui ressemble vraiment beaucoup). 5 minutes après elle dit que c’est bientôt l’anniversaire de sa propre mère et pour vérifier elle regarde le journal. Je me rappellerai toujours l’intensité de sa détresse dans son regard et dans sa voix quand elle a vu la date et qu’elle nous a dit mais ce n’est pas possible maman ne peut pas avoir 124 ans elle est forcément morte. Mais il y a aussi des choses amusantes comme chercher les clés de la maison pendant une semaine et les retrouver au milieu de la plaquette de beurre et des vrais moments de bonheur. A la naissance de son premier arrière petit-fils c’était génial on lui mettait dans les bras lui disait que c’était son arrière petit fils et c’était la plus heureuse du monde et on recommençait toutes le 10 minutes (ça marchait aussi avec des parts de gâteaux). Dons je m’efforce de ne garder que les beaux souvenirs de cette période.
()
@citoyenne 79110

Plutôt dans le cas où la chaîne décollerait ne pas être reconnue dans les institutions, établissement ou activités et ne pas être importunée dans mon travail par des gens qui reconnaîtrait... Et protéger les bénéficiaires jeunes avec lesquels je me rends parfois dans des lieux public.
La chaîne est suspendue suite à des soucis de santé mais des vidéos déjà prêtes à tourner sont en attente.
()
Je déteste cette propa... Très juste et très bien écrite au demeurant ! Je la déteste tout simplement parce qu’elle me renvoie ma plus grande crainte, mes plus grandes craintes ! Voir mes proches m’oublier... Et oublier mes proches ! J’ai vu une arrière grand mère tellement désespérée dans ses moments de lucidité, ces moments de plus en plus rares et espacés pendant lesquels elle comprenait ce qu’elle était devenue... Et en revanche tellement heureuse quand elle nous disait que Jules (son amour d’adolescence) venait la chercher ce soir pour aller au bal mais qu’il ne fallait pas que papa le sache ! Une fois dévorée par cette maladie, je pense qu’il vaut mieux vivre tout le temps dans la "folie" et ne plus jamais revenir dans la "réalité"

Mais tout ce qui aborde ce thème me fait chialer à mort... Genre "the father" avec Anthony Hopkins :’(
()
Chouette propa, et beaucoup de chouettes répliques également.

C’est étrange, j’ai lu ces répliques et cette propa avec un grand plaisir mêlé à un grand pincement au cœur. Parce que c’est un sujet poignant.

Poignant pour vos témoignages forts, vos expériences partagées ici.

Poignant vis-à-vis de ma peur personnelle de vieillir, c’est un sujet qui me touche bien trop.

C’est au final un sujet qui touche chacun de nous, de plus ou moins près ou plus ou moins loin, mais qui nous réunit tous tôt ou tard.

Merci à vous tous. :*
Vous m’avez énormément touché.
()
Il n’y a pas de bouton répondre sur les commentaires ici, dommage.

Ce serait effectivement bien d’avoir une suite.
Mais perso, je préférais que ce genre d’article soit en interne car on parle quand même de situations personnelles. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas mis de témoignage de mon côté. Je n’ai pas envie que n’importe qui puisse lire et pourtant, j’ai envie de partager autour du sujet.

Donc peut-être pour les propas futurs (s’il y en a) et qui touchent sur le même sujet, les mettre en interne, ça serait cool :)
()
Sujet poignant, j’ai assisté ma maman qui avait une dégénérescence des neurones suite à des petits avc.
Des périodes de lucidité et des périodes de brouillard.
La mémoire cognitive qui s’en va, c’est la pire des maladies, ils ne sont plus que l’ombre d’eux mêmes.
Il n’est pas facile de réagir correctement à toutes ces situations parce que nous avons une révolte face à la maladie.
Merci pour cet article et vos répliques
()
c’est vrai que passer cette propa en interne avec l’accord de l’auteur serait une bonne chose ! Il me semble que c’est possible à faire…
()
@n°86946

Merci !
Le temps que tu as pris, la clarté et la structuration de tes répliques sont forcément le reflet de qualités que tu possèdes.
()
Ma grand-mère maternelle, c’était pareil... A la fin (2011), elle ne connaissait plus personne et demandait où était son mari ... décédé en 1977 ... Moi, c’était dur de la voir comme ça ... pour ma mère, c’était dévastateur, elle ne la reconnaissait qu’une fois sur 2 ou 3 ...
Mais le truc de la photo, bien que les infirmiers/infirmières l’aient essayé, il fallait le lui réexpliquer à chaque jour ... et c’est comme si elle apprenait chaque jour le décès de son mari ...
A un moment, on a arrêté et on lui disait "qu’il allait arriver" ... en comptant sur sa désorientation spatio-temporelle pour passer le sujet sous silence ...
()
C est une maladie qui m’a toujours fait peur... J espère ne jamais l’avoir.

Trop peut d’oublier mes proches ou autres. M’oublier moi même ma foi c’est pas encore si grave mais je trouve que c est tellement compliqué pour les proches...

Je souhaite bien du courage à tout ceux qui sont touché de près ou de loin par cette maladie
(Vous n'avez pas (encore) les droit necessaire pour répondre à cette article)
© 2003-2022 [paranoïaque] - Réseau social discret -